jeudi 5 novembre--:--:-- GMT
Dakar Direct TV
Politique

Justice : LE PARQUET DE DAKAR RECENSE 76 MORTS ET INCULPE CINQ PERSONNES POUR LES VIOLENCES DE 2021-2024

Le parquet du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar a publié le bilan provisoire des enquêtes judiciaires relatives aux violences politico-judiciaires survenues entre 2021 et 2024 sous l'ancien régime.

Justice : LE PARQUET DE DAKAR RECENSE 76 MORTS ET INCULPE CINQ PERSONNES POUR LES VIOLENCES DE 2021-2024© Tribunal de Dakar

Présentés début octobre 2026 par le procureur de la République Ibrahima Ndoye, les résultats des investigations menées par la Section de recherches de la gendarmerie établissent un bilan provisoire de 76 décès et plus de 200 victimes d'actes de torture ou de traitements inhumains. Cinq personnes ont été formellement inculpées à ce stade de la procédure.

Bilan des investigations, qualifications pénales et mesures de détention

Les conclusions des magistrats instructeurs reposent sur l'exploitation des dossiers médicaux et des preuves documentaires rassemblées depuis l'été 2025.

  • Les investigations judiciaires ont recensé 76 morts, dont 41 dans la seule région de Dakar, ainsi que plus de 200 victimes de tirs à balles réelles, de coups ou de tortures. Ces chiffres révisent à la hausse les estimations antérieures produites par les organisations de la société civile.
  • Le parquet vise des infractions d'assassinat, de meurtre, de persécution et d'actes de torture susceptibles de recevoir la qualification juridique de crimes contre l'humanité. Sur les cinq suspects inculpés, deux ont été placés sous mandat de dépôt tandis que trois autres font l'objet de mesures restrictives contesting par le ministère public.

Contestations politiques, réactions de l'opposition et enjeux de justice

La réouverture de ces procédures judiciaires malgré la loi d'amnistie de mars 2024 alimente les tensions politiques à Dakar.

  • Le procureur Ibrahima Ndoye a annoncé l'émission de nouvelles réquisitions et commissions rogatoires, ouvrant la voie à d'autres arrestations ciblant d'anciens responsables des forces de sécurité et de hauts cadres de l'administration précédente.
  • Alors que les familles de victimes et les ONG de défense des droits humains réclament toute la vérité et des réparations, les représentants de l'Alliance pour la République (APR) dénoncent une instrumentalisation politique de l'appareil judiciaire par le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye.

La rédaction

Publicité
Partager

À lire aussi