Rejet de la LFR : LE PRESIDENT BASSIROU DIOMAYE FAYE CONSULTE LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL...
Au lendemain du rejet inédit de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026 par l'Assemblée nationale, l'exécutif sénégalais accélère ses arbitrages politiques.
© Institutions & PolitiqueSelon des informations concordantes relayées par la presse nationale, le président Bassirou Diomaye Faye a officiellement saisi le Conseil constitutionnel pour solliciter un avis sur la possibilité juridique de coupler de futures élections législatives anticipées avec les élections locales.
Vers une dissolution légale à la fin du mois de novembre 2026
Cette initiative s'inscrit directement dans le cadre du calendrier constitutionnel régissant la législature en cours. Élus lors des législatives du 17 novembre 2024, les députés actuels ne pouvaient être frappés de dissolution durant leurs deux premières années d'exercice, conformément à la Charte fondamentale.
Cette contrainte légale expire à la fin du mois de novembre 2026, ouvrant formellement la voie à une dissolution de l'hémicycle par le chef de l'État.
La saisine des Sages vise à évaluer la faisabilité technique et juridique de faire coïncider des législatives anticipées avec les élections locales initialement prévues pour janvier 2027. Un tel couplage permettrait d'alléger considérablement le coût financier de l'organisation des scrutins et de stabiliser le calendrier politique.
Un paysage politique polarisé autour de l'avenir de la législature
La perspective d'une dissolution et d'un retour aux urnes suscite des réactions contrastées au sein de la classe politique et de la société civile.
Des figures politiques, à l'image de Talla Sylla (président du mouvement CAR), plaident ouvertement pour une dissolution rapide et l'organisation de ce double scrutin afin de doter le président de la République d'une majorité parlementaire parfaitement alignée avec son programme d'action.
À l'inverse, plusieurs voix au sein de l'opposition perçoivent dans ce calendrier une manœuvre visant à contourner les blocages budgétaires actuels et à consolider de manière unilatérale l'emprise du pouvoir exécutif.
Cette démarche auprès du Conseil constitutionnel confirme que le mois de novembre 2026 constitue un tournant politique décisif pour la gouvernance et le fonctionnement des institutions au Sénégal.
La rédaction



