Politique : POST-ONU, MACKY SALL ENTRETIENT LE FLOU SUR SON AVENIR TANDIS QUE L'APR VISE 2029
Deux semaines après l'annonce de son retrait officiel de la course au Secrétariat général des Nations unies le 17 octobre 2026, l'ancien président sénégalais Macky Sall s'impose de nouveau au centre des spéculations politiques à Dakar.
© Institutions & PolitiqueEn observant une réserve calculée, l'ancien chef de l'État laisse ses partisans réorganiser l'Alliance pour la République (APR) en vue des prochaines échéances électorales.
Un retrait onusien suivi d'une remobilisation partidaire
L'échec de la campagne internationale menée par l'ex-président pour succéder à la tête de l'ONU redéfinit ses priorités politiques.
Après plusieurs mois d'offensives diplomatiques mondiales, Macky Sall a formalisé son retrait de la compétition internationale. Citée par les médias nationaux, la diplomatie de son entourage affirme qu'il n'est « pas frénétiquement en quête de postes », une posture qui maintient ouverte la perspective d'un retour aux affaires nationales.
Au sein du parti présidentiel sortant, la remobilisation est ouverte. Selon Babacar Ndiaye, cadre de l'APR, Macky Sall conserve la direction effective de la formation politique et prépare activement la reconquête du pouvoir pour l'échéance présidentielle de 2029.
Une opposition traditionnelle en embuscade face aux tensions exécutives
La trajectoire de l'APR s'inscrit dans un paysage politique national fortement polarisé par la crise institutionnelle actuelle.
L'opposition cherche à tirer parti des frictions ouvertes et des arbitrages complexes entre le président Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko et la majorité parlementaire du Pastef, illustrés par le récent rejet du projet de Loi de finances rectificative (LFR) 2026.
Parallèlement à l'APR, les autres forces de l'opposition historique (PDS, Rewmi, Taxawu Senegaal de Khalifa Sall) multiplient les appels à la création d'un front républicain élargi. L'objectif est de constituer un bloc d'alternance capable de peser sur le scrutin législatif anticipé en cas de dissolution imminente de l'Assemblée nationale.
La rédaction



