Politique & Institutions : BASSIROU DIOMAYE FAYE FACE A L'ECHEANCE CONSTITUTIONNELLE DE DISSOLUTION DE L'ASSEMBLEE NATIONALE
La confrontation politique entre l'exécutif de Bassirou Diomaye Faye et la majorité parlementaire s'intensifie à l'approche de l'ouverture de la session ordinaire 2026-2027 fixée au 13 octobre.
© Le Président Bassirou Diomaye FayeAlors que la troisième session extraordinaire a été marquée par de vives altications verbales et le dépôt de plaintes entre députés des groupes opposés, la perspective d'une dissolution de la XIVe législature au 2 décembre 2026 s'impose au centre des stratégies politiques à Dakar.
Tensions parlementaires, blocages législatifs et examen constitutionnel
L'atmosphère au sein de l'hémicycle reflète une détérioration marquée des relations institutionnelles.
Les récents débats ont donné lieu à de chaudes empoignades orales entre parlementaires, notamment entre Ousmane Fall et Abdou Mbow, incitant plusieurs coalitions à engager des poursuites pour injures et menaces, alimentant un climat de blocage persistant.
La saisine du Conseil constitutionnel relative aux amendements sur la législation pétrolière a interrompu l'examen de ce texte stratégique pour le secteur énergétique national, illustrant la paralysie des réformes d'envergure.
Verrou de l'article 87, arguments de dissolution et rôle du gouvernement
Le cadre légal ouvre une fenêtre d'arbitrage décisive pour le chef de l'État à la fin de l'année 2026.
Conformément à l'article 87 de la Constitution qui interdit la dissolution de l'Assemblée nationale dans les deux ans suivant son élection, le président Faye recouvrera cette prérogative le 2 décembre 2026. L'homme politique Talla Sylla a formellement exhorté le chef de l'État à user de ce pouvoir pour débloquer l'action publique.
Tandis que l'entourage présidentiel évalue l'opportunité de convoquer de nouvelles législatives pour offrir une majorité stable au Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l'éthique et la fraternité, l'opposition dénonce une tentative de concentration des pouvoirs. Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô est attendu lors de la session d'octobre pour défendre les orientations budgétaires du gouvernement dans cet environnement contesté.
La rédaction



