jeudi 5 novembre--:--:-- GMT
Dakar Direct TV
Politique

Échéance constitutionnelle du 2 décembre et tensions au sommet de l'état : L'HYPOTHESE D'UNE DISSOLUTION DE L'ASSEMBLEE NATIONALE SENEGALAISE

À sept semaines de la date clé du 2 décembre 2026, la perspective d'une dissolution de l'Assemblée nationale anime le débat politique sénégalais.

Échéance constitutionnelle du 2 décembre et tensions au sommet de l'état : L'HYPOTHESE D'UNE DISSOLUTION DE L'ASSEMBLEE NATIONALE SENEGALAISE© Politique & Institutions

Deux ans jour pour jour après l'installation de la XVe législature – issue des législatives de novembre 2024 largement remportées par le Pastef avec 130 sièges –, le délai légal fixé par l'article 87 de la Constitution touchera à sa fin, restituant au président Bassirou Diomaye Faye la faculté constitutionnelle de dissoudre le Parlement.

Rupture exécutive et recomposition du paysage parlementaire

La configuration politique à la chambre haute est marquée par la réorganisation des rôles entre les deux anciens alliés de l'alternance.

Limogé de ses fonctions de Premier ministre à la fin du mois de mai 2026, Ousmane Sonko a été élu le 26 mai président de l'Assemblée nationale en remplacement d'El Malick Ndiaye, plaçant la majorité parlementaire du Pastef sous sa direction directe face à la présidence de la République.

Lors de son intervention médiatique du 24 septembre depuis New York, le président Bassirou Diomaye Faye a acté l'existence de divergences persistantes et d'une rupture de confiance avec le président de l'Assemblée nationale, n'excluant aucun recours aux prérogatives constitutionnelles si le contexte institutionnel l'exigeait.

Échéance budgétaire, appels à la dissolution et arbitrages électoraux

L'examen imminent de la loi de finances rectificative s'annonce comme un test décisif pour la stabilité du pouvoir exécutif.

Dans un contexte d'encadrement strict des finances publiques et des engagements de la dette nationale, le gouvernement fait face au risque de blocage ou de rejet de ses textes financiers par la majorité Pastef.

Des personnalités de la scène politique, à l'image de l'ancien maire de Thiès Talla Sylla (mouvement Tawféex), exhortent publiquement le chef de l'État à prononcer la dissolution dès le mois de décembre pour redonner la parole aux électeurs, tandis que le président Faye rappelle son attachement strict au respect du serment constitutionnel face aux accusations de trahison politique.

N’Kwam

Publicité
Partager

À lire aussi