Thiaroye-sur-mer : L'OVERDOSE DE M. N. NDOYE GACHE LA PARTY HOMOSEXUELLE
Une party entre gays sénégalais à Thiaroye-sur-mer a tourné court après la mort par overdose d'un participant dont on ne connaît néanmoins pas pour l'heure le type de substance qu'il a ingurgité et qui lui est resté de travers...
© Photo d'illustrationDans la nuit du 14 au 15 octobre dernier, six (6) à sept (7) présumés homosexuels se sont retrouvés dans une chambre de passe à Thiaroye-sur-mer. Apparemment, l'alcool a coulé à flot et les pétards se sont succédés entre fêtards. Un couple homosexuel, au moins, s'est même livré à des ébats devant les autres et la party gay battait son plein lorsqu'un des participants, M. N. Ndoye, 23 ans, a piqué une overdose.
C'est la panique générale et on tente avec les moyens du bord de le réanimer. En vain. Vers 2 h du matin, tout ce beau monde quitte les lieux en laissant le cadavre de M. N. Ndoye enfermé à clé dans cette chambre située au rez-de-chaussée d'un immeuble R+3 de Thiaroye-sur-mer, dans la banlieue dakaroise.
Le « propriétaire » de la chambre, Y. Diene, et son acolyte, S. J. Seck, en cavale
Selon nos informations, la Brigade de Recherches (Br) de la gendarmerie de Keur Massar ne s'est transportée sur les lieux que le samedi 17 octobre vers les coups de 20 h. Les pandores ont retrouvé dans la chambre le cadavre de M. N. Ndoye, couché sur le dos, la tête tournée vers la fenêtre, la bouche et les yeux clos. Un liquide rouge s'échappait des narines et il a été noté un gonflement de l'abdomen du défunt, mais aucune blessure apparente n'était visible.
Les éléments du Service d'Hygiène ont dû désinfecter la chambre avant que ceux de la Cellule nationale d'Identification criminelle (Cnic) n'investissent les lieux en quête d'indices. Ce n'est que vers 01 h du matin que les sapeurs pompiers ont pu procéder à l'enlèvement du corps du défunt qu'ils ont déposé à la morgue de Pikine. Une réquisition a été adressée au médecin légiste pour une autopsie du corps.
Des bouteilles d'alcool vides ont été retrouvées sur les lieux, ainsi qu'une autre bouteille contenant une substance rouge non encore identifiée, et des habits éparpillés dans la chambre. Un réfrigérateur et des denrées alimentaires ont été trouvés dans cette chambre munie d'une douche intérieure. Un sac contenant d'autres habits et des pièces appartenant certainement au défunt a aussi été retrouvé sur place.
Le père de la victime, E. Ndoye, a été invité à se rendre à la Br de Keur Massar dès le lendemain pour enquête. Toutefois, aucune trace du locataire de la chambre, un certain Y. Diène, couturier dans un centre commercial de Diameguène.
Trois interpellations le dimanche
Dans la nuit du samedi, les enquêteurs, accompagnés d'un apprenti de Y. Diène, se sont à rendus audit centre commercial et ont perquisitionné l'atelier de couture. Dans une commode, ils ont trouvé tout l'attirail propre aux gays : strings, préservatifs, lubrifiants, boîtes de comprimés et autres objets sexuels. Y. Diène aurait la réputation d'attirer des jeunes en leur proposant des actes contre-nature, moyennant une rétribution financière et serait un séropositif suivi depuis de longues années.
En se fondant sur le bornage des téléphones aux alentours du lieu du drame, les gendarmes ont pu procéder à des interpellations. L'exploitation des données téléphoniques a permis d'identifier formellement A. Niang, S. J. Seck et A. Diop comme ayant participé à la gay party. A. Niang et A. Diop ont été alpagués respectivement à la cité Sam Sam et à Sicap Mbao, mais S. J. Seck était introuvable, tout comme Y. Diène.
A. Niang, 25 ans, conducteur de moto-taxi, a reconnu sa présence sur les lieux au moment du drame à l'invitation de Y. Diène. Il a reconnu avoir déjà entretenu des relations homosexuelles avec ce dernier, ainsi qu'avec S. J. Seck à plusieurs reprises. Il se définit comme un homosexuel actif, tandis que ces deux derniers seraient des passifs...Il a déclaré que le jour du drame, Y. Diène aurait entretenu des rapports homosexuels avec un jeune inconnu devant eux.
Après le drame, Y. Diène lui aurait demandé d'effacer toutes les données compromettantes de son téléphone et de s'en débarrasser, en même temps que la puce. A. Niang a déclaré avoir gardé le silence sur instruction de Y. Diène et aussi par peur.
A. Niang, 24 ans, lui, se dit plâtrier et client de Y. Diène qui l'aurait invité à Thiaroye-sur-mer où il aurait retrouvé six (6) à sept (7) autres personnes qu'il ne connaissait pas et qui fumaient du chanvre. Il affirme n'y être resté que pendant trente (30) minutes avant de se retirer. Il reconnaît néanmoins avoir récupéré Y Diène le vendredi 16 octobre pour le déposer à Diameguène.
Le mardi 20 octobre, l'élève C. Ndiaye, 23 ans, natif de Bamako et demeurant à Guédiawaye, a, lui aussi été alpagué par les limiers de la Br. C. Ndiaye a reconnu sa présence sur les lieux au moment où M. N. Ndoye était pris d'un malaise, avant de décéder. Il s'en était aussi tenu aux instructions de Y. Diène de garder le silence, d'effacer les données de son téléphone et de s'en débarrasser.
Y. Diène et S. J. Seck, eux, courent toujours. Ils sont décrits comme les cerveaux du réseau et se chargeaient de trouver de la drogue pour doper leurs clients, souvent bien plus jeunes. Une perquisition a pu néanmoins être opérée chez S. J. Seck à la cité Damel où il louait une chambre avec son petit frère. Celui-ci, B. Seck., demeurant à Bargny, a pu être localisé grâce au téléphone de son grand-frère qui le lui aurait confié avant de prendre la clé des champs. Ils partagent aussi la chambre de la cité Damel et B. Seck, 28 ans, retournait chez à Bargny tous les week-ends, laissant son grand-frère seul. La perquisition de la chambre a révélé la présence dans une commode qui appartiendrait à celui-ci des lubrifiants et des mouchoirs jetables. S. J. Seck aurait pris la direction de la Mauritanie, tandis que Y. Diène serait parti en Gambie, selon les informations recueillies.
Affaire à suivre...
Babacar GUEYE



