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Session Extraordinaire : SONKO OUVRE LES HOSTILITES CONTRE DIOMAYE A L'ASSEMBLEE NATIONALE

Le président de l'Assemblée nationale Ousmane Sonko a officiellement lancé, lundi 10 août 2026, la première session extraordinaire de l'année. L'ordre du jour, très politique, prolonge dans l'hémicycle la rivalité désormais ouverte entre le perchoir et le Palais.

Session Extraordinaire : SONKO OUVRE LES HOSTILITES CONTRE DIOMAYE A L'ASSEMBLEE NATIONALE© Cette session extraordinaire s'inscrit dans la continuité d'une rupture consommée

C'est dans un climat de tension institutionnelle persistante qu'Ousmane Sonko a présidé, ce 10 août 2026, l'ouverture de la session extraordinaire de l'Assemblée nationale sénégalaise. Cinq textes de loi sont inscrits à l'agenda des quinze prochains jours. Parmi eux, deux propositions portées par la majorité Pastef seront examinées en procédure d'urgence : une modification de l'article 37 de la Constitution relatif à la déclaration de patrimoine du président de la République, et un texte visant à encadrer et contrôler les crédits spéciaux et fonds secrets jusque là peu transparents. Les trois autres textes, d'initiative gouvernementale, portent sur le Code de la sécurité sociale, le Code du travail et la sécurité numérique ce dernier dossier étant jugé urgent après trois cyberattaques ciblant des institutions publiques ces six derniers mois.

Pour les analystes politiques, le choix de ces deux textes à procédure d'urgence ne doit rien au hasard. Moussa Diaw, politologue à l'Université Gaston Berger de Saint Louis, estime que « le Pastef veut forcer le président à rendre des comptes », à l'heure où Bassirou Diomaye Faye finance son nouveau parti, Kiiraay. Depuis son éviction de la Primature en mai 2026 et son élection au perchoir, Sonko s'appuie sur la majorité écrasante du Pastef 130 sièges sur 165 pour imposer son agenda législatif et marquer son autonomie vis à vis du chef de l'État.

Cette session extraordinaire s'inscrit dans la continuité d'une rupture consommée depuis le 1er juin 2026, quand le président Faye avait nommé un gouvernement dirigé par Al Aminou Lô, sans la participation formelle du Pastef. Une « cohabitation fratricide » selon plusieurs observateurs, qui redoutent désormais une paralysie institutionnelle si les textes controversés sont adoptés en force. La scène politique sénégalaise entre ainsi dans une phase de bras de fer inédite depuis l'indépendance, entre deux anciens alliés devenus rivaux.

La rédaction

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Rédaction DDTv·