Sénégal/Drame conjugal à Thiès : LA SECONDE EPOUSE POIGNARDE A MORT LE MARI
Cheikh Ndiaye a été poignardé mortellement par surprise par sa deuxième femme Asta Dia dans le village de Sam Ndiaye, à Thiès, à qui elle reproche d'avoir admonesté son enfant, issu d'un premier mariage.
© Photo d’illustrationLe village de Sam Ndiaye, dans la commune de Fandene, dans la région de Thiès, à 70 km de Dakar, a vécu l'horreur dans la nuit du jeudi au vendredi dernier pour une banale affaire domestique ayant opposé un homme à sa deuxième épouse. Cheikh Ndiaye, cultivateur de son état et chauffeur à ses heures perdues, 40 ans, se serait violemment disputé avec sa seconde épouse qui lui reprochait de s'en prendre à son fils, né d'un premier mariage.
La mère de Cheikh Ndiaye, Ken Ndiaye, témoigne avoir été appelée par Asta Dia, la seconde épouse de Cheikh, la trentaine, en pleurs, peu après la prière du crépuscule au prétexte que son mari avait porté la main sur son fils et elle. La mère de Cheikh, bien que grippée, se déplaça en personne pour aller sermonner son fils qui lui jura ne pas avoir touché ni sa femme ni son fils. Avant de partir, un des enfants de Cheikh l'interpella sur un couteau que la deuxième épouse aurait par devers elle.
Malgré ses récriminations, la dame assura ne pas s'être armée. Peu rassurée, elle alla trouva tout de même le grand frère germain de Cheikh Ndiaye, Sam, pour lui demander d'aller intervenir auprès d'Asta qui serait armée. Ce dernier, arrivé dans la maison de Cheikh, put tant bien que mal récupérer un couteau que la bonne dame avait dissimulé dans son pagne et lui conseilla de se calmer avant de commettre l'irréparable. Cheikh, un homme de grande stature, préféra en rire et attesta qu'elle n'en était pas à sa première fois. « Il faudrait que tu me surprennes dans mon sommeil pour arriver à tes fins », l'aurait-il mise en garde.
Cueilli par surprise sur son lit
C'est peu après la prière de la tombée de la nuit que l'on entendit Cheikh Ndiaye crier dans sa chambre et sortir en titubant, le dos et le flanc ensanglantés. « Asta m'a poignardé, Asta m'a tué », l'entendait-on dire, en se dirigeant vers pas la porte de la maison. Il s'est affalé de tout son long peu après avoir franchi le pas de sa porte.
Sa mère, qui habite à quelques encablures dans ce village de Sam Ndiaye où les habitants sont quasiment tous parents, alertée par les cris, trouva son fils inerte sur le sol.
Asta Dia, l'épouse, avait déjà fui, poursuivie par les enfants de son mari, pour se réfugier dans une concession voisine. Elle avait planté deux coups de couteau sur son mari qui somnolait, un dans le dos et un autre dans le flanc. Les cris de la mère n'y firent rien, Cheikh Ndiaye ne bougeait plus et se vidait de son sang.
On parvint à le hisser sur une voiture du voisinage, direction le poste de santé le plus proche. Moins d'une heure plus tard, la nouvelle parvint qu'il avait rendu l'âme.
La police, qui s'est transportée sur les lieux de ce paisible village de la commune de Fandene, a extrait la seconde épouse de la maison où elle s'était terrée pour l'amener au poste. Cheikh Ndiaye, qui est l'aîné de sa famille biologique, a été enterré hier, vendredi, après la prière de 17 heures.
Il laisse six (6) enfants nés de sa première épouse, un père et une mère inconsolable, deux (2) sœurs et un frère cadet. Sa seconde épouse, Asta Ndiaye, qui n'a pas encore d'enfants avec Cheikh, serait enceinte.
Babacar GUEYE



