Sénégal / Diourbel : LE CONSEIL DEPARTEMENTAL DE DIOURBEL INVESTIT DANS LE SOLAIRE ET RELANCE LA BIOMASSE POUR DIVISER SA FACTURE ELECTRIQUE PAR SIX
En marge d'un Comité régional de développement (CRD) consacré à la campagne nationale de communication sur la Just Energy Transition (JET), le président du Conseil départemental de Diourbel, Khadim Guèye, a plaidé ce mardi 27 octobre 2026 pour une valorisation accrue des énergies renouvelables endogènes.
© Énergie & Développement localFace au coût élevé de l'électricité issue des combustibles fossiles, la collectivité territoriale déploie une stratégie bilatérale combinant l'équipement photovoltaïque des infrastructures publiques et la relance de la production d'énergie par la biomasse agricole.
Solaire de proximité : Plus de 300 millions FCFA mobilisés et des objectifs d'efficience drastiques
Le Conseil départemental poursuit un plan d'investissement décennal visant l'autonomie énergétique des services sociaux de base et la rationalisation des finances publiques locales.
Après avoir investi près de 300 millions FCFA sur dix ans dans des kits photovoltaïques destinés aux périmètres maraîchers et aux villages, l'institution franchit une nouvelle étape. D'ici décembre 2026, trois postes de santé, trois établissements secondaires (lycées et collèges) ainsi que 30 daaras supplémentaires seront dotés d'installations solaires autonomes.
Grâce à l'équipement de ses propres locaux administratifs en plaques solaires, le Conseil départemental ambitionne de faire passer sa facture électrique annuelle de 6 millions FCFA à moins d'un million FCFA, libérant ainsi des marges budgétaires pour d'autres projets communautaires.
Coques d'arachide et résidus végétaux : Le retour de la biomasse industrielle
Khadim Guèye a vivement encouragé la réhabilitation de la filière biomasse, tirant parti de la vocation arachidière historique du bassin de Diourbel.
Le président du Conseil départemental préconise la valorisation énergétique des coques d'arachide, du bois mort et des résidus végétaux issus des récoltes. Cette démarche vise à produire une électricité décentralisée, abordable et décarbonée.
Rappelant qu'à l'âge d'or de la filière arachidière, les usines de trituration locales participaient activement à l'approvisionnement électrique du réseau national avant l'ère des énergies fossiles, M. Guèye a interpellé l'État central pour un transfert accru de ressources financières aux collectivités territoriales afin d'accompagner la transition énergétique à la base.
N’Kwam



