Sénégal : ACCORD AVEC LE FMI : DAKAR FACE AU DEFI DE LA RESTRUCTURATION DE SA DETTE ET DU MAINTIEN DES DEPENSES SOCIALES
Le Sénégal poursuit la négociation de son programme avec le Fonds monétaire international (FMI) pour stabiliser ses finances publiques.
© Le Sénégal poursuit la négociation de son programme avec le FMIPour valider l'accord de prêt, le gouvernement doit engager une restructuration ciblée de son endettement tout en préservant les investissements dans les secteurs sociaux prioritaires.
Stratégie de traitement de la dette extérieure et régionale
La feuille de route financière repose sur une distinction stricte entre les marchés de dettes. Dakar prévoit de mobiliser le mécanisme du G20 pour renégocier sa dette extérieure libellée en devises étrangères. Les discussions avec les créanciers bilatéraux, les banques commerciales et les détenteurs d'eurobonds porteront prioritairement sur le reprofilage et le report de certaines échéances.
La dette en francs CFA reste pour le moment exclue des négociations afin d'éviter d'imposer des pertes au système bancaire sous-régional. Le ministère de l'Économie et des Finances maintient son calendrier d'émissions avec trois appels publics à l'épargne projetés dans les prochains mois, malgré le coût élevé des taux d'intérêt.
Arbitrages budgétaires et vives inquiétudes sociales
L'assainissement des comptes publics suscite des interrogations quant à son impact sur le pouvoir d'achat des ménages. Le ministre Cheikh Diba a annoncé une révision du système des subventions à l'électricité pour concentrer l'effort public sur les foyers les plus vulnérables, rappelant que deux tiers des aides actuelles bénéficient aux tranches de consommation les plus aisées.
Inquiétudes de la société civile — Des organisations citoyennes et des centres de réflexion comme Legs Africa réclament des garanties pour que les marges financières dégagées soutiennent directement la santé, l'éducation et l'emploi des jeunes. Les détails de cette stratégie économique seront précisés lors de la Déclaration de politique générale attendue le 8 septembre devant l'Assemblée nationale.
La rédaction



