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Institution : OUSMANE DIAGNE PREND OFFICIELLEMENT LES RENES DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL

C'est une nomination de très haute stature qui vient d’être officialisée au sommet de l'État. Par le décret n° 2026-1318 signé ce lundi 13 juillet 2026, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a nommé le magistrat chevronné Ousmane Diagne au poste de président du Conseil constitutionnel.

Institution : OUSMANE DIAGNE PREND OFFICIELLEMENT LES RENES DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL © L'arrivée d'Ousmane Diagne à la présidence du Conseil constitutionnel intervient dans un contexte politique national particulièrement brûlant.

Cette décision majeure met fin à une longue période d'intérim à la tête du « Conseil des Sages », dont la présidence était vacante depuis le rappel à Dieu de Mamadou Badio Camara le 25 avril 2025.

Le parcours exceptionnel d’un grand serviteur de l'État

Magistrat de carrière réputé pour sa rigueur morale et son indépendance, Ousmane Diagne est une figure incontournable de l’appareil judiciaire sénégalais. Son parcours parle pour lui :

  • Procureur général près la Cour d’appel de Dakar
  • Premier avocat général près la Cour suprême
  • Garde des Sceaux, ministre de la Justice après l’alternance démocratique du 24 mars 2024, menant d'importantes assises pour la modernisation de la justice

Dans la mémoire collective, Ousmane Diagne conserve l'image d'un juge intègre et indomptable, dont les passes d'armes mémorables avec l'ancien président Abdoulaye Wade avaient marqué les esprits et affirmé son attachement viscéral à l'indépendance de la magistrature.

Un arbitrage crucial dans un climat de haute tension politique

L'arrivée d'Ousmane Diagne à la présidence du Conseil constitutionnel intervient dans un contexte politique national particulièrement brûlant. La haute juridiction s’est illustrée tout récemment par une décision retentissante en invalidant la loi de révision constitutionnelle qui avait été adoptée au forceps par la majorité parlementaire d'Ousmane Sonko. Le Conseil avait alors jugé que la procédure initiée par l'Assemblée nationale violait les exigences de l'article 82 de notre charte fondamentale.

Alors que le couple exécutif traverse une crise de gouvernance inédite — symbolisée par la rupture politique entre le camp du président Diomaye Faye et les partisans d’Ousmane Sonko —, le Conseil constitutionnel s’impose plus que jamais comme le garant de la stabilité de nos institutions. En installant un homme de la trempe d’Ousmane Diagne à sa tête, le chef de l'État envoie un signal fort de respect du droit et de sanctuarisation de l'architecture républicaine. C’est un nouveau chapitre de l'histoire constitutionnelle sénégalaise qui s'écrit dès aujourd'hui.

Babacar GUEYE

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Rédaction DDTv·