Faye gracie 1 121 détenus : UN GESTE POLITIQUE FORT A LA VEILLE DU 63E ANNIVERSAIRE DE L'INDEPENDANCE
Le président sénégalais a signé deux décrets le 21 septembre 2026 accordant sa grâce à 1 121 détenus. Cette mesure intervient dans un contexte politique tendu et s'inscrit, selon le chef de l'État, dans une démarche de cohésion nationale et de restauration de l'état de droit.
© Des réactions partagées dans l'opposition et la société civileUne grâce présidentielle pour plus de 1 100 détenus
Par deux décrets officialisés le 21 septembre 2026, le président Bassirou Diomaye Faye a accordé sa grâce à 1 121 personnes incarcérées dans les établissements pénitentiaires du Sénégal. Cette décision a été prise à l'occasion de deux événements majeurs : la fête de la Korité et la commémoration du 66ᵉ anniversaire de l'indépendance du pays.
Le chef de l'État a justifié cette mesure par sa volonté de restaurer l'état de droit et de promouvoir la cohésion nationale, deux axes parmi les cinq engagements portés par son gouvernement.
Un geste controversé dans un climat politique tendu
Cette grâce présidentielle intervient dans un contexte marqué par la rupture politique entre Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko, aujourd'hui président de l'Assemblée nationale.
Si certains observateurs saluent un geste humanitaire, d'autres y voient une dimension politique. Selon ces derniers, cette mesure pourrait viser à désamorcer les critiques portant sur la gestion des libertés publiques sous l'actuel régime, notamment après plusieurs convocations de journalistes et de militants devant la Sûreté urbaine.
Des réactions partagées dans l'opposition et la société civile
Au sein de l'opposition, les avis sont divisés. Certains responsables politiques perçoivent cette initiative comme un signal positif, particulièrement pour les personnes détenues dans le cadre de tensions politiques antérieures. D'autres estiment en revanche que la mesure reste insuffisante, dans la mesure où elle ne s'attaque pas aux causes profondes de la surpopulation carcérale.
Les organisations de défense des droits humains attendent désormais des réformes structurelles du système judiciaire, comme celles annoncées dans la Déclaration de politique générale du Premier ministre Al Aminou Lô.
La rédaction



