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États-Unis & Afrique : HRW DENONCE LES EXPULSIONS ARBITRAIRES DE MIGRANTS AFRICAINS VERS DES PAYS TIERS

Dans un rapport publié ce jeudi 8 octobre 2026, l'organisation non gouvernementale Human Rights Watch (HRW) met en cause les méthodes d'expulsion appliquées par les autorités américaines à l'encontre de ressortissants africains.

États-Unis & Afrique : HRW DENONCE LES EXPULSIONS ARBITRAIRES DE MIGRANTS AFRICAINS VERS DES PAYS TIERS© International & Droits Humains

L'ONG documente le renvoi de migrants vers des États tiers continentaux dont ils ne possèdent pas la nationalité, dénonçant l'absence de garanties juridiques et le non-respect des règles du droit international des réfugiés.

Constats de l'enquête, conditions de transfert et pays de destination

L'investigation de l'organisation s'appuie sur le suivi de plusieurs dizaines de parcours d'expulsion recensés au cours de l'année 2026.

HRW a documenté entre février et juillet 2026 le cas de 24 personnes reconduites par les États-Unis vers six pays africains (Cameroun, Eswatini, Guinée équatoriale, République centrafricaine, République démocratique du Congo et Soudan du Sud) sans lien de nationalité avec ces territoires, en vertu d'accords bilatéraux contestés.

Les témoignages rassemblés font état de conditions de rétention arbitraires, de contraintes physiques dures lors des acheminements aériens et d'un défaut d'accès aux procédures d'évaluation du statut de réfugié.

Inquiétudes pour les diasporas ouest-africaines et enjeux consulaires

La publication de ce rapport suscite de vives préoccupations au sein des communautés d'expatriés ouest-africains installées aux États-Unis.

Bien que le Sénégal ne figure pas parmi les pays hôtes mentionnés dans le rapport, de nombreux ressortissants ouest-africains se trouvent exposés aux durcissements des mesures de contrôle migratoire aux frontières américaines.

La généralisation de ces procédures d'expulsion de seconde zone interpelle les diplomaties de la région, appelées par les associations de défense des droits humains à renforcer le suivi juridique et la protection consulaire de leurs citoyens à l'étranger.

La rédaction

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