Diplomatie & Géopolitique : IBRAHIM TRAORE POSE LES CONDITIONS DE L'AES POUR UNE COLLABORATION AVEC LA CEDEAO
Le président de la Confédération de l'Alliance des États du Sahel (AES), le capitaine Ibrahim Traoré, a précisé la position stratégique du bloc sahélien face à la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).
© Le président de la Confédération de l'Alliance des États du Sahel (AES), le capitaine Ibrahim TraoréTout en ouvrant la voie à un cadre formel de cohabitation axé sur les intérêts des populations, le chef d'État burkinabè a mis en garde contre toute tentative d'hégémonie, affirmant que le regroupement sahélien adopterait une posture d'affrontement si le respect de sa souveraineté n'était pas garanti.
Négociations institutionnelles, cadre juridique et intégration régionale
Les représentants du Mali, du Burkina Faso et du Niger mènent des pourparlers pour structurer leurs relations avec l'organisation sous-régionale. En marge de la 81ᵉ session de l'Assemblée générale des Nations unies, les diplomates de l'AES auraient proposé la mise en place de protocoles juridiques encadrant les échanges commerciaux, les transports routiers et les projets de développement transfrontaliers entre les deux espaces communautaires.
Réclamant un partenariat d'égal à égal, Ibrahim Traoré a déclaré privilégier une cohabitation pragmatique tout en se disant prêt à assumer une dynamique de confrontation politique et diplomatique pour imposer la considération de l'alliance sahélienne.
Accusations d'ingérence, souverainisme et dénonciation du néocolonialisme
Le leadership de l'AES réitère ses critiques doctrinales à l'encontre de la gouvernance de la CEDEAO. Le président de la Confédération de l'AES accuse de nouveau la CEDEAO d'être sous l'influence directe de puissances occidentales et d'exécuter des agendas géopolitiques contraires aux aspirations d'émancipation du continent.
Ibrahim Traoré pointe la responsabilité de certains chefs d'État ouest-africains qu'il accuse de maintenir des réflexes de vassalité coloniale et de se prêter au jeu des chancelleries étrangères au détriment de l'intégration africaine.
La rédaction



