Dakar purge ses têtes : DIOMAYE FAYE LIMOGE PRES DE 90 DIRECTEURS GENERAUX PROCHES DE SONKO
Le président Bassirou Diomaye Faye a procédé au limogeage d'environ 90 hauts responsables d'établissements publics, majoritairement affiliés au Pastef d'Ousmane Sonko. Une vaste opération de recomposition de l'appareil d'État dans un climat politique tendu.
© Le rapport de force entre l'Exécutif et le Législatif est inflammable.Une purge administrative d'ampleur
Le dernier limogeage en date a été acté lors du Conseil des ministres exceptionnel du jeudi 10 septembre 2026 : il concerne le directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). Selon France 24, ce sont près de 90 hauts responsables d'établissements publics qui ont été remerciés depuis plusieurs semaines.
La plupart de ces personnalités sont des membres ou cadres du Pastef, le parti dirigé par Ousmane Sonko, désormais président de l'Assemblée nationale. Ils ont été remplacés par des proches du chef de l'État, dont beaucoup ont rallié Kiiraay-Les Patriotes républicains, le nouveau parti présidentiel lancé en juillet 2026.
Un repositionnement politique assumé
Pour les analystes politiques, la démarche du président Faye est claire : il s'agit de placer ses propres hommes et femmes aux leviers stratégiques de l'État. Cette opération intervient après la rupture consommée avec Ousmane Sonko, limogé de son poste de Premier ministre en mai 2026.
Le chef de l'État a néanmoins ouvert, via la présidence, un appel à candidatures transparent pour la direction générale de la CDC, présenté comme un gage de bonne gouvernance. La nomination du nouveau titulaire du poste est attendue dans les prochains jours.
Un contexte politique sous haute tension
Cette vague de limogeages s'inscrit dans un contexte politique particulièrement tendu. Ousmane Sonko, à la tête du Parlement, contrôle la majorité des sièges avec le Pastef, ce qui rend le rapport de force entre l'Exécutif et le Législatif inflammable.
Des constitutionnalistes évoquent la possibilité que le président recoure à l'article 52 de la Constitution pour dissoudre l'Assemblée nationale si les tensions devaient s'accompagner de troubles importants.
La rédaction



