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Chocs mondiaux : L'AFRIQUE SUBSAHARIENNE FACE A L'IMPACT DES CRISES AU MOYEN-ORIENT

L'Afrique subsaharienne traverse une période économique contrastée. Bien qu'elle démontre une solidité remarquable, la région ressent l'onde de choc des tensions géopolitiques mondiales, marquées par une envolée des tarifs énergétiques, un freinage du commerce international et une croissance globale qui plafonne à 2,3 % en 2026.

Chocs mondiaux : L'AFRIQUE SUBSAHARIENNE FACE A L'IMPACT DES CRISES AU MOYEN-ORIENT© Le FMI a réajusté ses prévisions.


Selon les analyses exposées par Abebe Aemro Selassie, directeur du département Afrique au FMI, le continent avait abordé l'année 2026 sur sa meilleure lancée depuis dix ans. Toutefois, l'embrasement au Moyen-Orient a réorienté les perspectives. Face au renchérissement du pétrole, du gaz et des engrais, le FMI a réajusté ses prévisions : la croissance régionale devrait s'établir à 4,3 % en 2026, couplée à une inflation avoisinant les 5 %.

Cette conjoncture crée un paysage à deux vitesses sur le continent. D'un côté, les nations productrices de pétrole comme le Sénégal tirent profit de la hausse des cours, portées par un baril de Brent estimé à 94 dollars en moyenne par la Banque mondiale, soit une progression de 36 % sur un an. De l'autre côté, les pays importateurs nets, notamment les nombreuses nations ouest-africaines plus vulnérables, essuient de plein fouet la dégradation de leur balance commerciale et la flambée des prix à la consommation.

Face aux incertitudes mondiales, le continent s'efforce de stimuler ses propres leviers économiques pour viser une progression globale de 4,4 % en 2026. La marge de manœuvre reste toutefois étroite car les besoins de financement globaux atteignent 1 300 milliards de dollars et la hausse du PIB par habitant, limitée à 1,9 %, demeure insuffisante pour enrayer durablement la pauvreté. Pour le Sénégal, en plein essor pétro-gazier, l'enjeu réside dans sa capacité à capter ces opportunités financières tout en se prémunissant contre la volatilité des marchés.

La rédaction

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