Corne de l'Afrique : RUPTURE DIPLOMATIQUE ET ESCALADE MILITAIRE INEDITE ENTRE L'ÉTHIOPIE ET L'ÉRYTHREE
Les tensions sécuritaires et diplomatiques dans la Corne de l'Afrique franchissent un palier critique à la suite d'une série de mesures rétorsives adoptées le jeudi 1er octobre 2026 par Addis-Abeba et Asmara.
© Crise dans le Corne de l’AfriqueAccusant l'Érythrée d'apporter un soutien logistique et militaire direct à une nouvelle coalition rebelle engagée dans une offensive d'envergure, l'Éthiopie a ordonné la fermeture de sa représentation diplomatique en Érythrée et l'expulsion de dix diplomates érythréens, provoquant en réplique la rupture officielle des relations diplomatiques par le gouvernement d'Isaias Afwerki.
Mesures d'expulsion, fermeture d'ambassade et contestations géopolitiques
L'exacerbation de la crise politique entre les deux États voisins fait suite à des accusations répétées de déstabilisation régionale. L'exécutif éthiopien justifierait l'expulsion des diplomates érythréens par des menaces présumées contre la sécurité nationale, une décision immédiatement suivie par l'annonce d'Asmara actant la rupture définitive des liens diplomatiques avec le régime du Premier ministre Abiy Ahmed.
Addis-Abeba impute à l'Érythrée, ainsi qu'au Soudan et à l'Égypte, un appui tactique à l'offensive déclenchée le 22 septembre dans les régions du Tigré, d'Afar et d'Amhara par la nouvelle coalition anti-gouvernementale unissant notamment le Front de Libération du peuple du Tigré (TPLF) et les milices Fano.
Attaques stratégiques à Addis-Abeba et restrictions sur les espaces aériens
La dégradation sécuritaire atteint désormais le cœur institutionnel de la capitale éthiopienne. Dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2026, des détonations d'une ampleur inédite ont frappé le siège des Forces de défense nationale éthiopiennes dans l'ouest d'Addis-Abeba, une opération militaire attribuée par des sources diplomatiques à la Coalition pour la survie.
À la suite de frappes par drones rapportées par l'observatoire spécialisé Acled contre la base aérienne de Bishoftu à 40 kilomètres de la capitale, le service national du renseignement éthiopien a décrété l'interdiction stricte des survol de drones au-dessus d'Addis-Abeba et de ses périphéries.
La rédaction



