Economie : LA COMMISSION DE L'UEMOA S'ENGAGE A FAIRE LE PLAIDOYER DU SENEGAL AUPRES DES BAILLEURS DE FONDS
En pleine tempête budgétaire consécutive au rejet du projet de Loi de finances rectificative (LFR) 2026 par l'Assemblée nationale, le gouvernement sénégalais enregistre un appui institutionnel et diplomatique de premier ordre sur le plan régional.
© Économie & Coopération RégionaleCe mardi 3 novembre 2026, le président de la Commission de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Abdoulaye Diop, a été reçu en audience à Dakar par le Premier ministre sénégalais, Ahmadou Alhaminou Lô.
Un plaidoyer régional renouvelé auprès des bailleurs internationaux
Lors de cet échange à la Primature, le chef de l'exécutif communautaire a réaffirmé la disponibilité de la Commission de l'UEMOA à accompagner le Sénégal dans la conduite et le financement de ses priorités économiques.
Abdoulaye Diop s'est engagé à ce que la Commission mène un plaidoyer actif auprès des partenaires techniques et financiers (PTF) internationaux afin de sécuriser les appuis budgétaires et les investissements nécessaires au programme national de développement.
L'ancien ministre délégué au Budget du Sénégal a salué l'accord technique conclu le 1ᵉʳ septembre 2026 entre Dakar et le Fonds monétaire international (FMI). Portant sur un programme économique de 2,2 milliards de dollars (environ 1 243 milliards de FCFA), cet accord est qualifié par l'UEMOA d'élément stabilisateur crucial pour l'ensemble de la zone monétaire régionale.
Résilience macroéconomique et perspectives communautaires
Cette rencontre a également permis d'évaluer la trajectoire économique globale de la zone UEMOA dans un environnement sous-régional exigeant.
Le président de la Commission s'est félicité de la solidité des indicateurs macroéconomiques communautaires, soutenus par la dynamique des secteurs industriels, extractifs et agricoles.
Pour l'équipe du Premier ministre Ahmadou Alhaminou Lô, ce soutien appuyé de l'UEMOA constitue une garantie politique et financière de poids au moment où l'exécutif doit réajuster ses instruments budgétaires face aux réserves du Parlement.
La rédaction



