Sénégal : LA FAO FORME LES FEMMES DU MONDE RURAL AUX PRATIQUES AGROECOLOGIQUES
Face aux défis majeurs imposés par le changement climatique, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) mobilise des ressources ciblées au Sénégal pour renforcer la résilience des communautés rurales.
© Au delà du transfert de compétences techniques, ces programmes ciblent des enjeux structurels essentiels. Dans cette dynamique, plusieurs femmes issues de la zone agropastorale du nord du pays ont été sélectionnées pour suivre une formation intensive de six mois au centre d'incubation agroécologique de Kaydara, situé dans la commune de Fimela.
Cette initiative s'inscrit au cœur de deux programmes clés mis en œuvre par l'agence onusienne, à savoir le projet Ripostes, financé par l'Union européenne sur une période de cinq ans, et le projet PVA, soutenu par la coopération irlandaise. L'objectif principal est de transmettre aux bénéficiaires, toutes membres de divers groupements d'intérêt économique, des compétences indispensables en agriculture climato-intelligente, en gestion durable des sols, en ensemencement et en transformation des produits récoltés.
Binta Stephen Tchicaya, coordonnatrice sous-régionale de la FAO pour l'Afrique de l'Ouest, souligne l'importance d'une approche durable. Les modules enseignés permettent de maximiser les rendements agricoles et forestiers tout en réduisant considérablement l'usage des engrais chimiques. À terme, la FAO entend pérenniser ces acquis en finançant la pose de grillages de protection autour des exploitations ainsi que la mise en place d'ouvrages hydrauliques adaptés.
Au delà du transfert de compétences techniques, ces programmes ciblent des enjeux structurels essentiels. Le coordonnateur national des projets, Ibra Sounkarou Ndiaye, rappelle que la promotion de l'agroécologie constitue un levier majeur pour la restauration des terres dégradées, la lutte contre la désertification et le développement de la Grande Muraille verte. Les projets s'attaquent également à la question cruciale de l'accès à la terre pour les femmes et les jeunes, tout en valorisant la production et la transformation de ressources à forte valeur ajoutée, comme la gomme arabique.
Saluant cette initiative au nom des participantes, Couna Ndiaye a affirmé la volonté des femmes de partager ces précieuses connaissances au sein de leurs communautés respectives. Forte de cet apprentissage, la communauté locale se prépare déjà à franchir une nouvelle étape stratégique avec le lancement à venir d'un projet agricole d'une superficie de cent hectares.
La Rédaction de DDTv
Source : APS



