Riz cancérigène : UN EXPERT DE L'INSTITUT DE TECHNOLOGIE ALIMENTAIRE (Ita) BAT EN BRECHE...
Interrogé par Seneweb, l'expert de l'Ita, Babacar Bèye, est formel : les conclusions du Centre antipoison (Cap) de l'hôpital de Fann à Dakar sont inappropriées parce que fondées sur les normes européennes.
© L'expert de l'Ita balaie d'un revers de main ces données et explique...Les conclusions alarmantes du Cap sur le riz consommé au Sénégal poussent à de nombreuses interrogations.
Selon cette étude, plus de 22 % du riz consommé au Sénégal, principalement dans la région de Dakar, aurait une teneur dépassant les seuils tolérables en aflatoxines, une toxine cancérigène.
L'expert de l'Ita balaie d'un revers de main ces données et explique que cela relève d'une interprétation basée sur les normes européennes réputées drastiques en matière de consommation. Babacar Bèye soutient que les mêmes analyses ont été effectuées dans les laboratoires de l'Ita.
« Ces échantillons présentaient des taux de contamination parfaitement acceptables au regard des normes du Codex Alimentarius, qui régissent les limites maximales tolérées en aflatoxines dans les aliments. La controverse suscitée par cette étude repose uniquement sur une divergence d'interprétation. En effet, les analystes du Centre antipoison ont évalué ces résultats en se référant à la réglementation de l'Union européenne, laquelle applique des seuils extrêmement drastiques, » soutient-il.
Avant de préciser que les échantillons analysés au niveau de l'Ita proviennent bel et bien du riz importé, contrairement à ceux du Cap. En outre, il signale que pour ce qui est de la consommation au Sénégal, « des contrôles sanitaires sont déjà effectués de façon régulière sur le terrain », même s'il est « indispensable de les intensifier et de les renforcer pour garantir une protection optimale de la santé des populations et des consommateurs. »
Voilà qui devrait apporter un bémol à la psychose suscitée par les conclusions du Cap.
Babacar GUEYE



