Proxénétisme et prostitution en ligne : 7 SUSPECTS TOMBENT A RUFISQUE
© Tout est parti d'un renseignement anonyme…Sept (7) personnes ont été interpellées dans la commune de Rufisque-Est pour les chefs d'inculpation présumés d'association de malfaiteurs, sextorsion, actes contre-nature, détention et usage de drogue. Cinq (5) hommes, et deux (2) femmes au total ont été surpris dans un appartement au 2ème étage d'un immeuble R+3 sis à Jacaranda entassés dans deux (2) chambres contiguës sur des matelas à même le sol.
Tout est parti d'un renseignement anonyme d'une dame signalant des activités suspectes dans un immeuble R+3 à Jacaranda dans la commune de Rufisque-Est. Transportés sur les lieux, les policiers du commissariat de la commune ont trouvé au deuxième étage de l'immeuble sept (7) individus agglutinés dans deux chambres contiguës sur des matelas à même le sol dans des positions suspectes. Le site Seneweb dresse ainsi la liste des suspects : M. Ndiaye, dit Momo, 21 ans, soudeur demeurant à l'arrêt Chérif ; M. Ndir, 26 ans, étudiant résidant également à l'arrêt Chérif ; E. Z. S. Seck, 20 ans, élève en mécanique domicilié au quartier Gouye Mouride ; M. Ndao, 25 ans, élève domicilié au quartier Nimzat ; M. M. Diouf, 21 ans, élève résidant au Camp Marchand, K. Thiam, âgée de 23 ans, une femme de ménage de passage à Rufisque, et S. Ndiaye, 23 ans, coiffeuse domiciliée au quartier Thiawlène.
Proxénétisme, prostitution et chantage en ligne
Ces jeunes gens ont été confondus par l'exploitation technique de leurs téléphones et d'une tablette trouvée sur place. Les deux (2) femmes, K. Thiam et S. Ndiaye, ont avoué, lors de leur audition, avoir été recrutées par M. Ndiaye, dit Momo, pour se prostituer en ligne. Elles proposaient des vidéos en ligne également à leurs clients qui prenaient contact via des publicités sur les réseaux sociaux. Les plus hardis, qui poussaient les séances au point de se faire filmer eux-mêmes, faisaient l'objet de chantages en ligne.
Les jeunes hommes interpellés en pleine orgie n'ont eu aucune peine à avouer leur implication dans le trafic, en particulier M. M. Diouf, trouvé sur place avec une capote dégoupillée dans la poche. Ils ont tous, cependant, réfuté les pratiques d'actes contre-nature. Des vidéos à caractère obscène, mettant en scène des couples homosexuels, ont été trouvées dans le téléphone de l'étudiant M. Ndir l'obligeant à reconnaître sa bisexualité et sa fréquentation des milieux homosexuels depuis plusieurs années.
Les enquêtes sérologiques effectuées à l'hôpital Youssou Mbargane de Rufisque ont révélé que seule la dame K. Thiam était porteuse du Vih Sida. Cette dernière a mis en cause son amant, un certain D. Dieng, domicilié à Thiès.
Le réseau de Nguinth à Thiès en filigrane
Au début du mois de juillet, la police de Thiès avait mis un terme à une partouze entre hommes dans le quartier de Nguinth. Quatre (4) individus avaient été interpellés dans un appartement, tandis que deux (2) avaient pris la clé des champs en habits d'Eve par le balcon. Les fuyards étaient encore activement recherchés et les autres sont actuellement en jugement au tribunal de Thiès. Selon les révélations des enquêteurs, le réseau mis à jour à Rufisque serait lié à celui de Thiès où deux (2) des quatre (4) interpellés seraient en couple.
M. Ndiaye, dit Momo, qui a recruté les deux (2) filles à Rufisque, se révèle être le cerveau du réseau de la vieille ville. Toujours est-il que le procureur, Cheikh Diakhoumpa, chef du parquet de Rufisque, a ordonné la poursuite des investigations et les jours et semaines à venir pourraient conduire à de nouvelles arrestations, les autorités judiciaires sénégalaises étant bien décidées à éradiquer le phénomène de l'homosexualité sur le territoire, avec en toile de fond, la transmission volontaire ou non du virus du sida.
Babacar GUEYE



