Niger : CONFIRMATION OFFICIELLE DE LA DETENTION DU JOURNALISTE MOUSSA KAKA PAR LES AUTORITES A NIAMEY
Porté disparu depuis le 31 août 2026 à Niamey après avoir quitté les locaux de la Radio Télévision Saraounia, le journaliste de renommée internationale Moussa Kaka est officiellement aux mains des services de sécurité nigériens.
© Le journaliste de renommée internationale Moussa KakaL'information a été confirmée ce mardi 6 octobre 2026 par le ministre de la Justice et des Droits humains, Alio Daouda, lors d'échanges avec l'organisation Reporters sans frontières (RSF), levant ainsi un mois d'incertitude sur le sort du professionnel des médias.
Déclarations du ministère de la Justice et motifs de détention
Les autorités de transition nigériennes ont apporté leurs premières justifications officielles quant à cette privation de liberté.
Faisant écho à ses déclarations devant le Conseil des droits de l'homme des Nations unies à Genève le 25 septembre, le ministre de la Justice a assuré que le journaliste est « en vie » et à la disposition de la justice pour des infractions présumées qu'il aura à réfuter devant les tribunaux compétents.
La chancellerie nigérienne soutient qu'aucune disparition forcée n'est orchestrée par l'État et affirme que la famille du journaliste a été informée de sa situation.
Position des organisations de défense de la presse et exigences de RSF
Malgré cette confirmation formelle, les acteurs de la société civile maintiennent la pression pour obtenir des garanties de procédure.
Par la voix de Sadibou Marong, directeur du bureau Afrique de RSF, la communauté internationale salue la confirmation de vie tout en qualifiant la procédure de « détention arbitraire », déplorant l'absence de notification formelle des griefs, le secret entourant le lieu de garde et le refus d'accès aux avocats.
L'ONG de protection des journalistes exige la mise en liberté sans délai de ce professionnel fort de quarante ans de carrière, ou, à défaut, sa présentation immédiate devant une juridiction civile dans le respect des droits de la défense.
La rédaction



