Maroc : FATIMA ZAHRA MANSOURI NOMMEE CHEFFE DU GOUVERNEMENT APRES LA VICTOIRE DU PAM AUX LEGISLATIVES DE 2026
Le roi Mohammed VI a nommé Fatima Zahra Mansouri aux fonctions de cheffe du gouvernement marocain, consacrant une avancée historique pour l'accès des femmes aux plus hautes responsabilités institutionnelles du Royaume.
© Fatima Zahra Mansouri, cheffe du gouvernement marocainÀ la suite du scrutin législatif du 23 septembre 2026 remporté par le Parti Authenticité et Modernité (PAM) avec 97 sièges sur 395 à la Chambre des représentants, la dirigeante politique se voit confiée la mission de former la nouvelle coalition gouvernementale.
Jalons ministériels, régulation et institutions constitutionnelles
L'accession de Fatima Zahra Mansouri à la présidence de l'Exécutif s'inscrit dans un processus continu de féminisation des instances de décision publiques.
L'intégration des femmes au sein de l'appareil d'État débute en août 1997 par la nomination de quatre secrétaires d'État sous l'exécutif d'Abdellatif Filali, avant l'attribution de ministères de plein exercice à Yasmina Baddou et Amina Benkhadra en 2007, puis l'accès de Nadia Fettah au ministère de l'Économie et des Finances en 2021.
La trajectoire des élites féminines s'illustre par la nomination de feue Zoulikha Nasri comme première conseillère du Roi en 2000, le leadership de Zineb El Adaoui à la présidence de la Cour des comptes, ainsi que la direction d'instances de régulation par Amina Bouayach au CNDH, Latifa Akherbach à la HACA et Nezha Hayat à l'AMMC.
Représentation parlementaire, gestion des métropoles et secteur privé
La dynamique d'émancipation politique touche l'ensemble des pouvoirs locaux, des conseils municipaux et des organisations patronales.
Depuis l'élection en 1993 des premières députées Badia Skalli et Latifa Bennani Smires à la Chambre des représentants, la présence féminine s'est affirmée dans les territoires, concrétisée dès 2009 par l'élection de Fatima Zahra Mansouri à la mairie de Marrakech, suivie des prises de présidence de Nabila Rmili à Casablanca et d'Asmaa Rhlalou à Rabat.
L'évolution des structures de pouvoir s'est manifestée au sein des formations politiques avec l'élection de Nabila Mounib à la tête du Parti socialiste unifié en 2012, parallèlement à la présidence de Meryem Bensalah-Chaqroun à la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et à la conduite de grands établissements publics comme l'ONHYM par Amina Benkhadra.
La rédaction



