RDC/Sénégal : « MAKILA » EXPLORE LA MEMOIRE DOULOUREUSE DES ENFANTS-SOLDATS DU CONGO
Le roman d'Elvis Ntambua Mampuele suscite un intérêt marqué au sein de la presse culturelle africaine en cette rentrée littéraire de septembre.
© Le livre bénéficie d'une visibilité particulière auprès du public sénégalais.Distinguée par le Prix littéraire Émilie-Flore Faignond, l'œuvre offre une plongée sans concession dans le quotidien des enfants enrôlés dans les conflits armés en République démocratique du Congo.
La mécanique de la déshumanisation à hauteur d'enfant
Le récit retrace le parcours de Tshituala, un jeune garçon de onze ans happé par la violence des milices. Intitulé « Makila », mot signifiant « sang » en lingala, l'ouvrage aborde la brutalité non comme un simple artifice dramatique, mais comme une empreinte indélébile inscrite dans les corps et les consciences des victimes.
Entre fiction et document historique, l'auteur congolais analyse la fabrication de la violence chez le jeune protagoniste, mettant en lumière sa lutte intérieure pour préserver son humanité face à la barbarie de la guerre.
Un accueil critique salué par la presse dakaroise
La réception de l'ouvrage illustre la solidarité des espaces critiques du continent autour des grands récits engagés. Abondamment commenté par le quotidien dakarois Le Soleil et diffusé par la plateforme allAfrica, le livre bénéficie d'une visibilité particulière auprès du public sénégalais.
Cette œuvre s'inscrit dans la lignée des productions romanesques africaines qui emploient la création littéraire pour documenter les tragédies humaines avec une sensibilité que les rapports institutionnels ne sauraient restituer.
N’Kwam



