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Le retour de l'Orchestra Baobab avec « Made in Senegal » : UNE RENAISSANCE ENTRE TRADITION ET RENOUVELLEMENT GENERATIONNEL

Près d'une décennie après la parution de Tribute to Ndiouga Dieng (2017), monument de la musique ouest-africaine, l'Orchestra Baobab signe son grand retour éditorial avec la sortie, ce vendredi 23 octobre 2026, de l'album Made in Senegal.

Le retour de l'Orchestra Baobab avec « Made in Senegal » : UNE RENAISSANCE ENTRE TRADITION ET RENOUVELLEMENT GENERATIONNEL© Culture & Industries créatives

Composé de douze titres — dont six créations inédites —, ce nouvel opus marque une inflexion stratégique majeure pour la formation cinquantenaire : dépasser la simple célébration patrimoniale pour réengager un processus de création originale au cœur des industries culturelles continentales.

L'alchimie de la transmission : Le pari de la jeunesse et de l'inclusion

Fondé au début des années 1970 à Dakar, l'ensemble a survécu à la disparition successive de ses piliers historiques — à l'instar des chanteurs Balla Sidibé et Rudy Gomis, ou du saxophoniste Issa Cissokho — en faisant du compagnonnage intergénérationnel son moteur de survie.

Aux côtés des vétérans tels que le percussionniste Mountaga « Taga » Koité (73 ans, dernier membre fondateur actif) et le guitariste Yahya Fall (76 ans), la formation intègre désormais une pépinière de trentenaires et quadragénaires. Tournant institutionnel majeur : l'arrivée en 2023 de la chanteuse Korka Dieng, première femme à rejoindre le groupe, illustre la modernisation d'une institution longtemps exclusivement masculine et permet de capter un public jeune.

La nouvelle garde impulse sa griffe tout en préservant la matrice afrocubaine, le jazz et la rumba congolaise qui font l'ADN du Baobab. Le titre Gorgoulou, composé par le saxophoniste Wilfried Zinsou, rend hommage à la valeur travail de la classe moyenne wolof, tandis que Wida, signé par le guitariste Bolero Lagratte, plonge dans le devoir de mémoire lié à la traite transatlantique à partir d'Ouidah au Bénin.

Diplomatie culturelle et rayonnement de la marque « Sénégal »

Au-delà de la performance discographique, l'Orchestra Baobab réaffirme sa fonction d'ambassadeur de la diplomatie culturelle sénégalaise.

Des scènes dakaroises du Just For You aux festivals de New York, Paris, Johannesburg ou Hong Kong, le groupe demeure un produit d'exportation culturelle de premier ordre, incarnant un soft power sénégalais apprécié sur les marchés internationaux de la World Music.

En engageant ce virage créatif, la formation vise la pérennisation de sa marque et de son catalogue. Comme le souligne Taga Koité, l'ambition affichée est d'armer la nouvelle génération pour inscrire la légende de l'Orchestra Baobab dans la durée et viser le cap du centenaire.

N’Kwam

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