Joola : 24 ANS APRÈS, LE SÉNÉGAL PLEURE ENCORE SES 1 863 MORTS
Le 26 septembre 2026, le Sénégal a commémoré le 24e anniversaire du naufrage du ferry Le Joola, l'une des plus grandes catastrophes maritimes de l'histoire civile mondiale. Une cérémonie officielle s'est tenue à Ziguinchor, en présence des familles des victimes et des rescapés.
© Des revendications toujours d'actualitéUn recueillement national à Ziguinchor
Vingt-quatre ans jour pour jour après le drame, le Sénégal s'est de nouveau incliné devant la mémoire des victimes du Joola. Ce samedi 26 septembre 2026, la ville de Ziguinchor a accueilli la cérémonie officielle de commémoration du naufrage qui avait coûté la vie à 1 863 personnes officiellement recensées.
Des autorités locales, des rescapés ainsi que des proches des disparus ont participé à ce moment solennel. Des gerbes de fleurs ont été déposées et des prières prononcées. Après presque un quart de siècle, la douleur reste vive sur tous les visages.
Des revendications toujours d'actualité
Les associations de familles de victimes ont saisi cette date symbolique pour réaffirmer leurs demandes. Elles réclament notamment l'instauration d'une journée fériée nationale en mémoire des disparus et la création d'une Direction générale du Mémorial du Joola dotée de moyens concrets.
La question de la justice demeure également au cœur de leurs préoccupations. À ce jour, aucune condamnation définitive n'a été prononcée dans ce dossier. « Le devoir de mémoire demeure », a rappelé l'une des associations présentes, soulignant que les familles attendent toujours une réponse de l'État.
Une catastrophe maritime d'ampleur mondiale
Le naufrage du Joola s'est produit dans la nuit du 26 au 27 septembre 2002 au large des côtes gambiennes. Avec 1 863 morts officiels — un bilan que plusieurs associations jugent largement sous-estimé —, la tragédie dépasse en nombre de victimes celle du Titanic.
La question de la responsabilité de l'État sénégalais et les zones d'ombre entourant les circonstances exactes du drame continuent d'alimenter un douloureux débat national, année après année.
La rédaction



