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JOJ Dakar 2026 : LES TAM-TAMS DE L'OLYMPE

Le Sénégal abrite les premiers Jeux olympiques du continent africain sur le thème : « L'Afrique accueille, Dakar célèbre ». Pour une première, les Sénégalais ont mis les petits plats dans les grands avec une cérémonie d'ouverture grandiose au stade Me Abdoulaye Wade de Diamniadio, l'une des trois (3) villes, avec Dakar, la capitale, et Saly, la station balnéaire de la Petite Côte.

JOJ Dakar 2026 : LES TAM-TAMS DE L'OLYMPE© Le tam-tam de l'Olympe


Après cent-trente (130) ans d'existence, les jeux olympiques foulent donc le sol africain pour la première et c'est le pays de la Téranga (hospitalité, en langue locale) qui a le privilège d'accueillir cet événement sportif mondial.

C'est en 2018 que le choix du pays de la Téranga s'est fait à Buenos Aires, mais la pandémie du Covid-19 est passée par là, obligeant le report de cet événement initialement prévu en 2022. Après Singapour en 2010, Nanjing, en Chine, en 2014, et Buenos Aires en 2018, Dakar a réussi son pari, à tout le moins celui d'organiser une cérémonie d'ouverture à la hauteur de l'événement.

Sur les réseaux sociaux, les Sénégalais, en particulier, et les internautes, en général, n'ont pas tari d'éloges devant le spectacle offert au stade Me Abdoulaye Wade de Diamniadio, un fleuron de dernière génération inauguré en février 2022 et qui peut contenir 50 000 places.

Le tam-tam des arènes

Si on voulait pasticher Bernard Dadié, on aurait pu dire, au terme de la cérémonie d'ouverture : « saute, saute, belle jeunesse, c'est le tam-tam de l'Olympe qui t'appelle ce soir ! » Deux mille sept cents (2700) jeunes athlètes de quatorze (14) à dix-sept (17) ans, venus de deux-cents (200) pays, engagés dans trente-cinq (35) disciplines ont défilé en ce jour inaugural des compétitions devant un public en fusion, sous les yeux du Président Diomaye Faye, l'hôte des Jeux et Maître de cérémonie pour l'occasion, et de Kirsty Coventry, la présidente du Comité olympique international (Cio), la première femme à ce poste et double championne olympique de natation.

Le spectacle magistral servi en la circonstance a ébloui le monde malgré les appréhensions légitimes pour une première sur le continent africain et la morosité économique conjoncturelle qui baigne le Sénégal.

Avec près de six mille (6000) volontaires de dix-huit (18) à soixante-dix-neuf (79) ans venus de quatre-vingt-onze (91) pays, essentiellement d'Afrique, des chorégraphies exécutées de main de maître sous le rythme, tantôt endiablé, tantôt calme, des tam-tams, véritable identité du pays de la Téranga.

Dans la tradition, ces tam-tams ont toujours servi pour rallier les populations, transmettre les messages importants ou galvaniser les combattants dans l'arène ou les guerriers. C'est donc naturellement que la troupe mythique Doudou Ndiaye Rose a été choisie pour accompagner les chorégraphies des danseurs reproduisant qui une carte de l'Afrique, qui les cinq (5) anneaux olympiques, qui le sigle du Joj Dakar 2026 (Yog Dakar 2026, en anglais).

Enracinement et ouverture

La symbolique de ce premier événement olympique en Afrique, célébré à Dakar, s'est voulue sous le signe de l'enracinement et de l'ouverture, diptyque cher aux pères de l'indépendance du continent. Le vieux Alkebulan _le nom de l'Afrique antécoloniale dans la doctrine panafricaniste _, tenant la main de sa fille, Keb _ le nom de la déesse de la terre _, à qui Cheikh Anta Diop, surnommé le "dernier des pharaons" pour ses recherches en égyptologie, habillé en savant, vient remettre la graine de l'avenir, au moment où une procession de femmes africaines vient remettre la flamme olympique à deux jeunes compétiteurs chargés d'allumer la vasque, autant de symboles d'un continent ancré dans ses origines, mais résolument tourné vers le futur de l'harmonie des nations et des peuples.

La grande cantatrice, Kiné Lam, entonnant le chant d'Alkebulan, bientôt suivie d'un duo transgénérationnel, Dip, la coqueluche du rap sénégalais, et Souleymane Faye, l'ancien du Xalam 2, sont autant de passerelles du passé au futur. Le grand Baba Maal complète le tableau de sa voix au moment où les chorégraphes dessinent avec leur corps les figures de l'Afrique, de l'Olympisme et du Dakar 2026.

La cérémonie d'ouverture du Dakar 2026 a jeté les rampes de l'olympisme en terre africaine, que la fête soit belle !

Babacar GUEYE

 

 

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