Israël/Législatives du 27 octobre 2026 : UN SCRUTIN HISTORIQUE SOUS TENSION ENTRE POLARISATION POLITIQUE ET FRACTURATION DE LA SOCIETE
Les citoyens israéliens se rendent aux urnes ce mardi 27 octobre 2026 pour renouveler les 120 sièges de la Knesset. Premier rendez-vous électoral national depuis le choc des attaques du 7 octobre 2023 et les embrasements régionaux qui ont suivi (Gaza, Liban, Iran), ce scrutin met fin à la 25e législature, la première à achever son mandat de quatre ans depuis 1988.
© International & Proche-OrientLe duel s'annonce extrêmement serré entre le bloc nationaliste conduit par le Premier ministre sortant Benyamin Netanyahu et un camp du changement incarné par des figures sécuritaires et centristes.
Benyamin Netanyahu face à Gadi Eisenkot : L'arbitrage entre fermeté sécuritaire et réconciliation
Dans un paysage politique fracturé, les électeurs doivent choisir entre la continuité de la coalition la plus à droite de l'histoire du pays et la promesse d'un redressement institutionnel et social.
Malgré la pression diplomatique et les critiques entourant la gestion du conflit régional et des opérations militaires en Cisjordanie (notamment à Hébron), les partisans du Likoud voient en Benyamin Netanyahu le seul dirigeant capable de maintenir un cap ferme face aux menaces extérieures et à l'Iran.
Ancien chef d'état-major de l'armée, Gadi Eisenkot s'est imposé comme l'un des principaux rivaux du Premier ministre sortant.
Axant son discours de fin de campagne sur la réconciliation nationale, la cohésion interne et la désescalade avec les voisins régionaux, il séduit les franges modérées et les réservistes en quête d'un retour à l'apaisement politique.
Fissures sociétales : La conscription des ultra-orthodoxes et la gouvernabilité
Au-delà de la géopolitique, l'élection remet au centre des débats les lignes de fracture religieuses et civiques qui traversent la société israélienne.
L'exemption d'enrôlement dont bénéficient les étudiants ultra-orthodoxes (Haredim) suscite une exaspération croissante chez les réservistes et la population laïque mobilisée ces deux dernières années.
L'exigence d'une séparation claire entre religion et État ainsi que l'égalité devant le devoir militaire constituent des conditions incontournables pour plusieurs formations du camp de l'opposition.
Avec un seuil d'éligibilité fixé à 3,25 %, la constitution d'une majorité absolue (61 députés) s'annonce complexe pour les deux blocs.
L'intégration ou le soutien tactique des listes Arabes israéliennes (Ra'am, Liste Unifiée) dans une future coalition reste un sujet politiquement délicat, susceptible de déterminer l'issue du scrutin et la stabilité du prochain gouvernement.
La rédaction



