Guinée-Bissau : UMARO SISSOCO EMBALO REGAGNE BISSAU ET OFFICIALISE SA CANDIDATURE A LA PRESIDENTIELLE
Guinée-Bissau : UMARO SISSOCO EMBALO REGAGNE BISSAU ET OFFICIALISE SA CANDIDATURE A LA PRESIDENTIELLE
© L’ancien président bissau-guinéen Umaro Sissoco EmbalóDix mois après son éviction du pouvoir par un coup d'État militaire, l'ancien président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló regagne la capitale Bissau ce dimanche 4 octobre 2026.
Ayant officialisé son intention de se présenter à l'élection présidentielle fixée au 6 décembre 2026 depuis son exil à Brazzaville, l'ex-chef d'État effectue un retour à haut risque dans un paysage politique sous surveillance militaire et internationale.
Retour d'exil, tensions sécuritaires et coalition de la Plateforme républicaine
Le retour de l'ancien dirigeant s'inscrit dans un climat de vive rivalité institutionnelle avec les autorités de transition.
Malgré les déclarations du président de la junte, le général Horta N'Tam, affirmant la liberté de mouvement de tout citoyen, des membres de l'opposition ont signalé l'occupation du siège du PAIGC par des éléments des forces de sécurité en amont de cette arrivée, tandis qu'Umaro Sissoco Embaló a lancé un appel au calme et à la tolérance.
Pour aborder le scrutin couplé présidentiel et législatif de décembre, l'ex-président prévoit de conduire la « Plateforme républicaine », une coalition réunissant une douzaine de partis politiques dont le lancement officiel est programmé lors du congrès du Madem G15 les 16 et 17 octobre 2026.
Nouvelle Constitution, exigences de la CEDEAO et enjeux sous-régionaux
La restructure institutionnelle de la Guinée-Bissau fait l'objet d'un suivi rigoureux de la part des pays voisins et des instances communautaires.
Le futur scrutin se déroulera sous le régime de la nouvelle Constitution adoptée par référendum le 30 août 2026 avec 70 % des suffrages exprimés, un texte qui renforce les prérogatives de l'exécutif présidentiel et rationalise la représentation parlementaire.
Suspendue des instances de la CEDEAO depuis le putsch de novembre 2025, la Guinée-Bissau voit son processus de réintégration conditionné au déroulement pacifique des élections, un enjeu de stabilité primordial pour le Sénégal en raison de la proximité avec la région de la Casamance.
La rédaction



