FOOTBALL BUSINESS | Face au tollé général, la FIFA abandonne son projet d'investissements privés
© Le président de la FIFA, Gianni Infantino,C'est une véritable marche arrière pour l'instance faîtière du football mondial. Cerné par une contestation d'une ampleur inédite, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a officiellement annoncé ce samedi le retrait définitif de son projet d'ouverture de l'association à des investisseurs privés.
Cette initiative controversée faisait craindre une marchandisation excessive du ballon rond ainsi que des conflits d'intérêts majeurs au sommet de l'organisation. Dans un communiqué officiel, Gianni Infantino a reconnu que la proposition créait des divisions profondes et a affirmé préférer l'unité de la famille du football mondial.
Une fronde planétaire menée par l'UEFA et la Concacaf
Présenté mardi 28 juillet dernier, le plan prévoyait la création d'une entité baptisée FIFA Forward Enterprise. Cette société privée devait gérer l'ensemble des activités commerciales et événementielles de la FIFA dans le but de lever plus de quatre milliards de dollars.
La riposte ne s'est pas faite attendre. L'UEFA a immédiatement brandi la menace d'un boycott des prochaines Coupes du monde, rapidement rejointe par le rejet ferme de la Concacaf et de la Confédération asiatique de football. Même la Conmebol a exigé des clarifications urgentes, tandis que les confédérations africaine et océanienne appelaient à une réserve prudente.
Démissions en série et pressions politiques
L'onde de choc a également provoqué des remous en interne avec la démission retentissante du conseiller principal de Gianni Infantino, Carlos Cordeiro. L'ancien banquier a publiquement dénoncé une tentative d'hypothéquer l'avenir du football sans justification convaincante.
Sur le plan politique, la réaction a été tout aussi virulente. Le Premier ministre britannique Andy Burnham a qualifié la démarche de proposition scandaleuse, remettant directement en cause la légitimité du président de la FIFA à la tête du football mondial. Face à cette pression étouffante, l'instance zurichoise n'a eu d'autre choix que de jeter l'éponge.
La Rédaction



