Côte d’Ivoire : UN PLAN DE 3,5 MILLIARDS FCFA POUR RELANCER LES EXPORTATIONS DE MANGUES
Privée du marché européen depuis le 1er août 2026, la filière mangue ivoirienne renforce ses mesures sanitaires pour espérer reprendre ses exportations en 2027. Le gouvernement mise sur la lutte contre les ravageurs, la traçabilité et des contrôles plus stricts.
© Bruno Nabagné Koné annonce un plan de 3,5 milliards FCFA pour assainir la filière mangue et préparer la reprise des exportations vers l’Europe.La lutte contre la mouche des fruits renforcée
La Côte d’Ivoire veut assainir sa filière mangue après la suspension de ses exportations vers l’Union européenne, son principal débouché extérieur. Lors d’une conférence de presse tenue le jeudi 15 octobre 2026 à Abidjan, le ministre de l’Agriculture, Bruno Nabagné Koné, a annoncé un investissement de 3,5 milliards FCFA pour le traitement phytosanitaire des 20 000 hectares du verger national.
Plus de trois millions de pièges sont prévus pour combattre la mouche des fruits. Le gouvernement a également sélectionné 33 exportateurs et 34 stations de conditionnement pour la campagne 2027, excluant 15 exportateurs et neuf stations. Les expéditions par fret aérien sont par ailleurs suspendues.
L’Europe, un marché essentiel à reconquérir
Les autorités prévoient de renforcer les contrôles à chaque étape de la chaîne et d’assurer la traçabilité des mangues jusqu’aux vergers et aux producteurs. Un audit indépendant doit aussi permettre de réviser le dispositif ivoirien avant sa transmission à la Commission européenne.
Cette démarche répond à un enjeu économique majeur : la Côte d’Ivoire produit environ 180 000 tonnes de mangues par an, dont 35 000 tonnes exportées vers l’Union européenne. Ces ventes génèrent plus de 7 milliards FCFA de revenus pour les producteurs par campagne, tandis que le marché européen absorbe plus de 80 % des exportations du pays.
La reprise des expéditions en 2027 dépendra de l’appréciation des autorités européennes. L’efficacité de ce plan sera donc déterminante pour restaurer la confiance des partenaires et préserver les débouchés de la mangue ivoirienne.



