Espagne : 64 MORTS DANS UN ACCIDENT FERROVIAIRE, LE PAYS SOUS LE CHOC
La collision entre deux trains à grande vitesse près d’Urda a fait au moins 64 morts et près de 80 blessés, dont une cinquantaine dans un état grave. Ce drame, survenu à un mois des élections législatives, a provoqué une vague d’émotion et conduit plusieurs partis à suspendre leur campagne.
© Les wagons dévastés après la collision meurtrière survenue près d’Urda, en Espagne.Une collision meurtrière, les secours à pied d’œuvre
L’Espagne fait face à une grave catastrophe ferroviaire. Ce mercredi 28 octobre, deux trains à grande vitesse, appartenant respectivement aux compagnies Iryo et Renfe, sont entrés en collision près d’Urda, sur la ligne reliant Madrid à l’Andalousie. Plus de 500 voyageurs se trouvaient à bord des deux convois.
Le bilan provisoire fait état d’au moins 64 décès et de près de 80 blessés. Les équipes de secours, appuyées par des pompiers, des hélicoptères et des unités médicalisées, ont été mobilisées pour évacuer les victimes vers les hôpitaux. Le président de la région de Castille-La Manche, Emiliano García-Page, a toutefois prévenu que le nombre de morts pourrait augmenter, certains wagons restant difficiles d’accès.
Les témoignages des survivants font état d’un choc particulièrement violent, de wagons déraillés et de scènes de panique. La circulation des trains à grande vitesse entre Madrid et l’Andalousie a été totalement suspendue.
La campagne électorale interrompue après le drame
Cette tragédie intervient à quelques semaines des élections législatives prévues le 29 novembre. Le Premier ministre Pedro Sánchez s’est déclaré consterné et a annulé sa participation à un sommet sur l’obésité. Le Parti socialiste a, de son côté, suspendu ses activités de campagne. Le chef du Parti populaire, Alberto Núñez Feijóo, a également fait part de sa préoccupation.
Le parti d’extrême droite Vox a néanmoins décidé de poursuivre sa campagne. Son dirigeant, Santiago Abascal, a dénoncé ce qu’il considère comme une tentative d’écarter les critiques sur l’état des infrastructures ferroviaires.
La catastrophe a suscité des réactions de solidarité au-delà des frontières espagnoles. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, et Emmanuel Macron, président français, ont notamment exprimé leur soutien aux victimes et à leurs proches. L’accident rappelle également celui d’Adamuz, en Andalousie, qui avait fait 46 morts en janvier.
Au-delà du bilan humain, ce drame relance les interrogations sur la sécurité ferroviaire et plonge l’Espagne dans une période de deuil.



