Cinéma & Patrimoine : « DJELIYA, MEMOIRE DU MANDE » AU CŒUR DE LA 20ᵉ EDITION DU FESTIVAL CINEMAS D’AFRIQUE DE LAUSANNE
Du 13 au 16 août 2026, la culture africaine est à l'honneur au Casino de Montbenon de Lausanne à l'occasion du 20ᵉ anniversaire du Festival Cinémas d’Afrique.
© Cette édition rassemble plus de 60 œuvres issues de 29 pays.Cette édition rassemble plus de 60 œuvres issues de 29 pays — mêlant fictions, documentaires et films d'animation — avec un accent particulier mis sur les récits de transmission, les parcours d'émancipation et le rôle moteur des femmes dans la transformation de leur société.
Une quête au cœur de la parole et de l'histoire mandingue
Parmi les œuvres phares de la programmation, le documentaire « Djeliya, mémoire du Mandé », réalisé par le Burkinabè Boubacar Sangaré et coproduit au Mali par DS Productions, occupe une place de choix. Projeter les 13 et 15 août au Cinématographe en présence du réalisateur, ce long métrage de 112 minutes — tourné en malinké et bambara sous-titré en français — suit le jeune griot malien Sékou Timité à travers l'espace mandingue. Son voyage d'apprentissage interroge les codes de son métier tout en faisant revivre la mémoire de Soundiata Keïta et l'héritage historique du Mandé.
Pérenniser l'héritage des Djeli face à la modernité
À travers cette immersion, le film explore le rôle fondamental des Djeli, gardiens de la mémoire collective, des généalogies et des récits communautaires. Face aux mutations sociales et aux nouveaux usages numériques des jeunes générations, le documentaire pose la question de la transmission et de la réinvention de cette tradition orale dans le monde contemporain.
Présenté en première mondiale à Visions du Réel 2026 avec une mention spéciale du jury, « Djeliya, mémoire du Mandé » illustre le caractère transfrontalier de la culture mandingue en Afrique de l'Ouest et confirme son rayonnement sur la scène internationale.
N’Kwam



