Burkina Faso : LE CAPITAINE IBRAHIM TRAORE REAFFIRME SA SEULE AUTORITE FACE AUX RUMEURS DE DISSENSIONS INTERNES
Face aux spéculations grandissantes sur des rivalités au sommet du pouvoir militaire burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré est sorti du silence pour réaffirmer un contrôle absolu sur l'appareil d'État.
© "Il n'y a pas deux capitaines dans le bateau...", dixit le Capitaine Ibrahim Traoré.Lors de récentes interventions publiques, le chef du régime militaire a vigoureusement rejeté l'existence de toute dualité au sein du commandement, avertissant qu'il réprimerait sans détour tout comportement jugé déloyal ou opposé à la ligne de la présidence.
Cette mise au point fait suite à l'absence prolongée de plusieurs hauts responsables sécuritaires considérés jusqu'alors comme des piliers du régime. C'est le cas du commandant Oumarou Yabré, patron des services de renseignement, invisible de la scène publique depuis fin mai et dont le dispositif de sécurité a été fortement allégé. Cette mise à l'écart s'accompagne de l'arrestation de plusieurs de ses proches, comme le prédicateur Ishaq Kindo. De même, le capitaine Kiswendsida Azaria Farouk Sorgho, figure clé de la prise de pouvoir de 2022 et commandant du Bataillon d’intervention rapide numéro 4, n'est plus apparu publiquement depuis deux mois, des sources sécuritaires faisant état de son interpellation ainsi que de celle de son père, l'ancien ministre Adama Luc Sorgho.
Pour répondre aux interrogations suscitées par ces disparitions au sein de la junte, Ibrahim Traoré a rappelé que l'ensemble des cadres administratifs et militaires devait se soumettre strictement à sa feuille de route. Martelant qu'il n'y a pas deux capitaines dans le bateau et qu'aucun écart ne sera toléré, le chef de l'État entend resserrer son contrôle sur les organes décisionnels pour couper court à toute tentative d'influence rivale.
N’Kwam



