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AES : LA CPI APPELLE LE MALI, LE BURKINA ET LE NIGER A RENONCER A LEUR RETRAIT

L'Assemblée des États parties au Statut de Rome a lancé un appel aux trois pays de l'Alliance des États du Sahel pour qu'ils renoncent à leur décision de quitter la Cour pénale internationale, annoncée début juillet 2026.

AES : LA CPI APPELLE LE MALI, LE BURKINA ET LE NIGER A RENONCER A LEUR RETRAIT© Début juillet 2026, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont annoncé leur retrait immédiat de la Cour pénale internationale (CPI).

Une décision qui alarme la communauté internationale

Début juillet 2026, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont annoncé leur retrait immédiat de la Cour pénale internationale (CPI). Cette décision a suscité l'inquiétude au sein de la communauté internationale, qui craint un affaiblissement du système de justice pénale international.

Le 2 juillet 2026, la présidence de l'Assemblée des États parties au Statut de Rome a réagi en appelant les trois membres de l'Alliance des États du Sahel (AES) à revenir sur leur choix. Selon l'institution, ce retrait fragilise les mécanismes internationaux de lutte contre l'impunité.

Un contexte de consolidation de l'AES

Cette annonce intervient alors que l'Alliance des États du Sahel renforce son intégration régionale. Devenue Confédération en juillet 2024, l'AES multiplie les initiatives communes sous la conduite de juntes militaires.

Parmi les projets structurants figurent la création d'une Force unifiée, le lancement de la Banque Confédérale d'Investissement et de Développement (BCID-AES) dotée d'un capital initial de 500 milliards de FCFA, ainsi que la mise en place d'une télévision commune.

La sécurité et la souveraineté, priorités affichées

Pour les dirigeants de l'AES – les présidents Assimi Goïta (Mali), Abdourahamane Tiani (Niger) et Ibrahim Traoré (Burkina Faso) – la sécurité et la souveraineté demeurent les priorités absolues. Lors du deuxième sommet des chefs d'État, le général Tiani a rappelé cette orientation : « au Sahel, la sécurité précède tout ».

Le retrait de la CPI s'inscrit ainsi dans une logique de rupture avec les institutions perçues comme occidentales et de revendication d'une souveraineté totale dans la gestion des affaires intérieures des trois pays sahéliens.

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