Actes contre nature : OUZIN KEÏTA ET SES CO-INCULPES RENVOYES DEVANT LE JUGE CORRECTIONNEL
Ouzin Keïta et ses 14 co-inculpés ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel par le doyen des juges pour homosexualité et transmission volontaire du Vih-sida...
© Ouzin KeïtaC'est dans la nuit du 7 au 8 mars 2026 que la Division des Investigations criminelles (Dic), suivant une piste de trafic de drogue, a arrêté « l'artiste » Ouzin Keïta et 15 autres individus, dont un mineur de 16 ans, dans un appartement à Ouest Foire, dans la banlieue dakaroise. La bande était apparemment de commettre des actes contre-nature, en sus de consommer de la drogue.
Conduits devant le parquet, celui-ci avait, dans son réquisitoire introductif, retenu les chefs d'inculpation d'actes contre-nature, proxénétisme, chantage, transmission volontaire du vih-sida, mise en danger de la vie d'autrui. L'instruction est aujourd'hui bouclée et le doyen des juges d'instruction a renvoyé tout ce beau monde devant le tribunal correctionnel. Le magistrat instructeur aurait retenu contre eux les chefs d'inculpation d'actes contre-nature, de transmission volontaire du vih-sida et de mise en danger de la vie d'autrui.
Pour rappel, un mineur de 16 ans, qu'Ouzin Keïta présentait comme son « fils », avait été arrêté dans la nuit du 7 au 8, ce qui avait subodoré des faits de proxénétisme de cette bande trouvée en train en possession d'une certaine quantité d'ecstazy... Des analyses médico-légales avaient aussi montré que cinq (5) d'entre eux, dont Ouzin Keïta, étaient porteurs du virus mortel.
Le doyen des juges a finalement tranché dans l'affaire Ousseynou Keïta, dit Ouzin Keïta, et de ses 14 co-inculpés. Après le réquisitoire définitif du parquet, le magistrat a rendu son ordonnance et ordonné leur renvoi devant le tribunal correctionnel, rapporte Libération. L'avis d'ordonnance a été dûment notifié aux avocats de la défense.
Le magistrat a retenu à leur encontre les chefs d'« actes contre nature », de transmission volontaire du VIH et de mise en danger de la vie d'autrui, précise le quotidien d'information. Les 15 mis en cause, incarcérés depuis mars dernier, devront ainsi répondre de ces faits devant la juridiction correctionnelle, poursuit la même source.
Ouzin Keïta et ses co-inculpés, dont un mineur, avaient été interpellés en pleine nuit par la Division des investigations criminelles (DIC) dans un appartement situé à Ouest-Foire. Lors de leur interpellation, cinq des personnes arrêtées avaient été testées positives au VIH, rappelle le journal.
Babacar GUEYE



