Côte d’Ivoire : AHOUA DON MELLO DÉNONCE LE RAPPORT FRANÇAIS SUR L’INFLUENCE RUSSE EN AFRIQUE
L’ancien ministre ivoirien Ahoua Don Mello s’insurge contre le rapport de Viginum consacré aux réseaux d’influence russes sur le continent. Dans un communiqué publié le 29 octobre 2026, il dénonce une analyse qu’il juge biaisée et défend le droit des pays africains à diversifier leurs partenariats internationaux.
© Ahoua Don Mello défend les partenariats russo-africains face aux accusations de Viginum.Ahoua Don Mello conteste les conclusions du rapport publié le 27 octobre par Viginum, le service français chargé de détecter les ingérences numériques étrangères. Le document examine les activités de GlobUs, une structure présentée par les autorités françaises comme un relais d’influence russe au Cameroun et en République du Congo.
Ahoua Don Mello conteste l’analyse de Viginum
Dans sa déclaration, le responsable politique ivoirien reproche à Viginum de présenter des rencontres d’experts, des initiatives de diplomatie publique et des coopérations médiatiques comme des opérations d’ingérence. Il estime que cette approche vise à jeter le discrédit sur les relations entre la Russie et les pays africains.
Engagé dans le rapprochement avec les BRICS, Ahoua Don Mello défend la possibilité pour les États africains de nouer des relations avec de nouveaux partenaires économiques et diplomatiques. Il critique ce qu’il considère comme des tentatives de préserver l’influence occidentale sur le continent.
La souveraineté africaine comme ligne directrice
Ancien ministre sous Laurent Gbagbo et ex-directeur général du Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD), Ahoua Don Mello défend une vision souverainiste et panafricaine. Ses positions portent notamment sur l’abandon du franc CFA au profit d’une monnaie africaine indépendante et sur la révision des accords de défense entre la Côte d’Ivoire et la France.
Candidat indépendant à l’élection présidentielle ivoirienne de 2025, il a obtenu 82 508 voix, soit 1,97 % des suffrages exprimés, selon les résultats définitifs du Conseil constitutionnel. Après son exclusion du PPA-CI, il a entrepris de structurer son propre mouvement politique, La Côte d’Ivoire souveraine.
Au-delà du rapport de Viginum, cette controverse relance le débat sur la liberté des États africains de choisir leurs partenaires dans un contexte de rivalités entre puissances internationales.



