Accord Liberia-États-Unis : MONROVIA ACCEPTE D'ACCUEILLIR 1 200 PERSONNES EXPULSEES PAR L'ADMINISTRATION TRUMP
Le gouvernement libérien a officialisé, le 18 août 2026, un accord avec les États-Unis prévoyant de recevoir jusqu'à 1 200 ressortissants étrangers en situation irrégulière expulsés du territoire américain au cours de l'année à venir.
© Le Liberia rejoint d'autres nations africaines sollicitées par Washington pour servir de points de transit.L'application concrète de ce partenariat a débuté le 20 août avec l'atterrissage à Monrovia d'un premier contingent de 20 personnes refoulées.
Mécanisme du programme de transfert et cas emblématiques
Ce programme américain s'inscrit dans une politique d'expulsion vers des pays tiers, visant principalement des individus ne pouvant être renvoyés dans leur pays d'origine en raison de risques de persécution.
Au niveau du statut des personnes transférées, les autorités libériennes indiquent que les individus accueillis bénéficieront d'une liberté de mouvement sur le territoire, de la possibilité de solliciter l'asile ou de quitter le pays à leur convenance.
Du côté des dossiers suivis, le New York Times mentionne le cas de Kilmar Abrego Garcia, un ressortissant salvadorien expulsé par erreur au Salvador en mars 2025 puis réintégré administrativement par Washington, figurant parmi les personnes désignées pour ce transfert au Liberia.
Enjeux diplomatiques et contreparties financières
Le Liberia rejoint ainsi d'autres nations africaines — dont le Ghana, la Sierra Leone, le Cameroun, l'Eswatini et la Guinée équatoriale — sollicitées par Washington pour servir de points de transit.
Au niveau des compensations, alors que certains États négocient ces prises en charge contre des aides financières de plusieurs millions de dollars ou des levées de restrictions de visas, Monrovia réfute toute rétribution financière directe.
Sur le cadre institutionnel de l'accord, la diplomatie libérienne présente cet engagement comme une démarche purement humanitaire liée à l'histoire de la nation, précisant ne bénéficier que d'un appui technique ciblé sur la modernisation de ses systèmes de gestion migratoires.
La rédaction



